Mon réseau d’entreprise
partie V Les contraintes matérielles
Précédent Suivant La mise en place d’un réseau télécoms doit aussi tenir compte des contraintes matérielles : coût financier, contraintes imposées par le matériel supportant les systèmes embarqués, lois de la physique (Électronique, transmission, traitement du signal…).
La définition de « systèmes embarqués » n’est pas précise et est fluctuante. Ainsi, un Raspberry peut être vu comme un système embarqué ou une station de travail classique. Nous donnons ici quelques définitions.
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1. Un système sans écran ni clavier, comme un aspirateur robot. Il y a parfois un écran et un clavier réduit pour définir la fréquence de nettoyage par exemple.
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2. Un système dédié à une tâche unique, comme un appareil photo.
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3. Un système pouvant être brutalement éteint, comme un autoradio.
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4. Le système d’exploitation d’un téléphone.
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5. Un microcontrôleur pilotant des installations simples, comme un arrosage automatique.
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6. …
Ces systèmes peuvent être de capacité variable. Un téléphone Android a des capacités en écran, processeur, mémoire et disque dur voisines, voire supérieures à celles d’un petit ordinateur de bureau (table 24.1). Inversement, pour une entreprise, un ordinateur embarqué peut être très petit. Une voiture est construite à des millions d’exemplaires et contient plusieurs ordinateurs. Une économie de fraction de centimes conduit à une réelle économie.
Le prix et l’encombrement est donc parfois un critère important. Un très petit ordinateur est le ESP8266, qu’il est possible de trouver à 0,30€. Ses caractéristiques ne sont pas négligeables : WiFi, Bluetooth, 1Mo de mémoire flash, processeur 32bits…Le tout tient dans 1,5cm sur 2,5cm.
Un autre élément des systèmes embarqué, c’est leur capacité d’interagir avec leur environnement, à l’aide de capteurs ou d’actionneurs. L’Arduino (figure 24.5), et le Nucleo ou STM32 (figure 24.6).
Le matériel Arduino est conçu sous licence libre. Il facilite donc l’utilisation de produits dérivés.
Dans un contexte de mise en œuvre, les consommations électriques et les performances peuvent être des critères.
Enfin, un autre aspect, c’est la présence (ou non) d’un système d’exploitation. Ainsi, l’Arduino UNO ne supporte qu’un seul programme à la fois, il ne dispose pas de système d’exploitation. D’autres, comme le nucleo, disposent d’un système d’exploitation dédié à l’embarqué ou au temps réel. Enfin, d’autres comme les Pi-Fruits, fonctionnent avec une distribution Gnu-Linux, souvent fondée sur Debian, voire directement Debian.
Le monde de l’embarqué est particulièrement défaillant dans la sécurité. Les systèmes sont souvent bâclés par les industriels, le code source reste caché, les mises à jour inexistantes. Comme les législations protègent le fabricant contre le consommateur, le fabricant ne
peut être tenu responsable des éventuels défaillance des logiciels vendus.


