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13.2 Installation officielle
Actuellement, pour installer Rasbian, il faut télécharger l’image sur le site https://www.raspberrypi.org/downloads/raspbian/. Il faut ensuite copier l’image sur une carte micro-sd. Le nom de l’image commence par la date de création, comme 2018-10-09. Ensuite, le nom de la version stretch et la version lite (légère). Il existe aussi une version Desktop que nous ne regarderons pas ici.
13.2.1 Préparer la carte mémoire
Il faut insérer une carte mémoire microSD dans l’ordinateur de bureau. Lors de l’insertion, Linux va lui affecter un nom. Ce nom dépend de l’endroit de l’insertion. Dans un lecteur de carte usb, le nom sera similaire à /dev/sdb. Il faut adapter le nom en fonction de ce que détecte le système. Le fichier syslog va founir le nom du périphérique.
# tail -f /var/log/syslog usb 1-9: new high-speed USB device number 47 using xhci_hcd usb 1-9: New USB device found, idVendor=14cd, idProduct=6d00, usb 1-9: New USB device strings: Mfr=1, Product=3, SerialNumber=2 usb 1-9: Product: USB 2.0 SD/MMC READER usb 1-9: Manufacturer: SDMMC M121 usb 1-9: SerialNumber: 812822222789 usb-storage 1-9:1.0: USB Mass Storage device detected scsi host4: usb-storage 1-9:1.0 1, device 47: "/sys/devices/pci0000:00/0000:00:14.0/usb1/1-9" scsi 4:0:0:0: Direct-Access USB 2.0 SD/MMC Reader sd 4:0:0:0: Attached scsi generic sg2 type 0 sd 4:0:0:0: [sdb] 31176704 512-byte logical blocks: (16.0 GB) sd 4:0:0:0: [sdb] Write Protect is off sd 4:0:0:0: [sdb] Mode Sense: 03 00 00 00 sd 4:0:0:0: [sdb] No Caching mode page found sd 4:0:0:0: [sdb] Assuming drive cache: write through sdb: sdb1 sd 4:0:0:0: [sdb] Attached SCSI removable disk
Ici, nous pouvons voir qu’il s’agit d’un lecteur de cartes qui contient un périphérique. Linux va le nommer sdb. Nous pouvons maintenant écrire sur cette carte mémoire.
L’écriture est irrémédiable. Il faut être sur que la carte mémoire ne comporte pas de données importantes et non sauvegardées. Il faut aussi être sûr du nom. Une erreur de nom pourrait créer un gros fichier (pas grave) ou effacer un autre disque dur.
L’image est compressée au format zip pour être compatible avec les systèmes limités. Il faut la décompresser puis la copier sur la carte :
# unzip 2018-10-09-raspbian-stretch-lite.zip Archive: 2018-10-09-raspbian-stretch-lite.zip inflating: 2018-10-09-raspbian-stretch-lite.img root@yoda:/home/arno# ls -lh 2018-10-09-raspbian-stretch-lite.img ... 1,8G oct. 9 14:33 2018-10-09-raspbian-stretch-lite.img # dd if=2018-10-09-raspbian-stretch-lite.img of=/dev/sdb bs=1M 1780+0 enregistrements lus 1780+0 enregistrements écrits 1866465280 octets (1,9 GB, 1,7 GiB) copiés, 178,096 s, 10,5 MB/s
La commande nous fournit une indication de la vitesse d’écriture : ici, 80Mb/s. La carte contient alors deux systèmes de fichiers. Pendant que la carte est sur l’ordinateur, il est possible d’explorer le système de fichiers et changer quelques paramètres, comme le nom de l’utilisateur par défaut, les mots de passe,
Beaucoup de systèmes embarqués contiennent des comptes et des mots de passe par défaut. Lors de la première mise en service, il est fréquent qu’ils tentent des connexions pour mettre le système à jour ou vérifier l’état de la connexion internet.
La carte contient deux systèmes de fichiers. Le premier, de 50Mo, contient les fichiers utiles au boot, le second est un système de fichiers ext4. L’ensemble tient sur 2Go avec 600Mo de libre. La taille d’une carte mémoire est donc, au minimum, de 2Go. Il faut prévoir l’utilisation qui sera faite. Pour un serveur domestique, 8Go est très large. Le premier démarrage
La carte est prète à être mise en service.
13.2.2 Premier lancement
Il faut démonter la carte mémoire, si elle a été montée, la sortir de l’ordinateur et l’insérer dans le logement du Pi. Lors de la première utilisation, il faut aussi :
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• un câble et écran hdmi ou compatible ;
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• un clavier usb ;
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• une connexion Ethernet.
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• Puis brancher l’alimentation usb.
L’alimentation est un sujet sensible. Si un éclair jaune s’affiche dans le coin de l’écan, c’est que l’alimentation ou le câble est de mauvaise qualité. Le syslog montrera des messages Under-voltage detected. Le Raspberry 3 réclame 2,5A. Les ports USB
des ordinateurs ne fournissent que 2A au maximum.
L’alimentation du Rasberry sert aussi à alimenter les périphériques, comme une clef usb, une caméra ou un montage électronique. Il faut en tenir compte. Les vendeurs de câble ne fournissent en général pas les caractéristiques du câble.
La première connexion se fait directement sur le pi. Il faut se connecter avec le login pi et le mot de passe rqspberry. Le clavier est en anglais, la touche q fournira un caractère “a”.
Il faut mettre le système à jour le plus rapidement possible.
Les mises à jour des systèmes privatifs peuvent bloquer certaines fonctionnalités non prévues. Elles peuvent donc priver l’acheteur de certaines fonctionnalités. De toute manière, un système privatif ne peut pas être sécurisé, la règle précédente ne s’applique pas
vraiment.
# apt update
Il faut alors modifier le Pi en utilisant la commande sudo raspi-config (le moins est à la place de la parenthèse fermante). Il faudra modifier dans le menu :
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1. Change User Password : c’est la première action à faire.
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2. Network Options :
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(a) Hostname : C’est bien de le changer rapidement, surtout si vous avez plusieurs Pi.
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(b) Wi-fi : plus tard, peut être.
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(c) Network interface names : les interfaces sont nommées au lancement de Linux dans l’ordre dans lequel elles apparaissent. L’ajout d’une interface physique peut alors changer le nom des interfaces précédement définis.
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3. Boot Options : permet d’attendre le réseau avant de démarrer le système et de choisir de lancer l’interface graphique. Peu utile au début.
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4. Localisation Options : c’est important :
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(a) Change Locale : définir le (ou les) pays dans lequel le Pi est utilisé. Il faut ajouter les fr_FR, en particulier lefr_FR.UTF-8 UTF-8 qui sera actif par défaut. La commande prend quelques secondes avant d’aboutir.
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(b) Change Timezone : Europe/Paris.
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(c) Change Keyboard Layout : Generic 105-key =>Other =>French =>French =>The default… =>No compose key. Si vous pensez utiliser souvent le Pi directement avec son clavier, il faudra peut être adapter plus finement le choix du clavier.
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(d) Change Wi-fi Country : si vous voulez utiliser le WiFi, il faut régler les paramètres légaux qui dépendent du pays.
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5. Interfacing : permet d’activer certains composants comme la caméra, le serveur ssh (à activer).
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6. Overclock : probablement inutile et non disponible sur tous les modèles.
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7. Update : recharge raspi-config avec la dernière version disponible.
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8. About raspi-config : bof.
Le rasperry est installé, il peut commencer sa vie de serveur.
13.2.2.1 Le réseau du Pi
Le pi est conçu pour être mis en service dans des configurations difficiles. La configuration de base d’un ordinateur utilise une configuration fournie par le serveur dhcp de l’organisation. Si celui-ci n’était pas actif lors du démarrage du système, alors la configuration réseau échouera définitivement. Pour éviter cela, la configuration est transmise au serveur dhcpd.
root@raspberrypi:/home/arno# ip a 1: lo:mtu 65536 qdisc noqueue state UNKNOWN group default qlen 1000 link/loopback 00:00:00:00:00:00 brd 00:00:00:00:00:00 inet 127.0.0.1/8 scope host lo valid_lft forever preferred_lft forever inet6 ::1/128 scope host valid_lft forever preferred_lft forever 2: eth0: mtu 1500 qdisc pfifo_fast state UP group default qlen 1000 link/ether b8:27:eb:4a:fd:10 brd ff:ff:ff:ff:ff:ff inet 10.22.1.102/24 brd 10.22.1.255 scope global eth0 valid_lft forever preferred_lft forever inet6 fe80::60d7:135e:2470:4df3/64 scope link valid_lft forever preferred_lft forever 3: wlan0: mtu 1500 qdisc pfifo_fast state DOWN group default qlen 1000 link/ether b8:27:eb:1f:a8:45 brd ff:ff:ff:ff:ff:ff